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Le bien-être au travail : 3 questions à Alain GIRAUD

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Alain-GIRAUDLe point de vue d’Alain GIRAUD, directeur général de Capsecur Conseil

à l’occasion de la sortie de notre nouvel ouvrage sur le bien-être au travail.

Le bien-être au travail peut-il accélérer la performance de l'entreprise ?

Cette question revêt en réalité deux aspects : le bien-être favorise-t-il la performance en entreprise et le mal-être contribue-t-il à la diminuer ? Une chose est sûre : le mal-être au travail contribue à la contre-performance d’une entreprise. En France, ce mal-être a été mesuré : c’est la première cause d’arrêt maladie en France. Un suicide par jour est lié au travail. 40 % de salariés souffrent de stress au travail.

Certains faits majeurs en matière de santé au travail, par exemple des vagues de suicides, peuvent avoir un réel retentissement sur l’image de marque des entreprises, sur leur capacité à recruter, avec pour conséquence une moindre performance.

Beaucoup d’entreprises se posent aujourd’hui la question de mettre en place des plans d’actions afin améliorer la qualité de vie au travail. Mais pour être efficaces, ceux-ci doivent être intrinsèquement liés aux méthodes de management et aux processus d’organisation de l’entreprise.

Comment mesurer le bien-être au travail ?

Nous avons trois indicateurs-clés : le turn-over, l’absentéisme et le présentéisme (une personne malade vient travailler). En France, le turn-over moyen est de l’ordre de 12 %, celui de l’absentéisme de 4,5 % et celui du présentéisme de 10 %. Une entreprise ayant des taux inférieurs à ces moyennes nationales peut gagner de 10 à 20 % de productivité avec la même masse salariale. Selon l’AISS, association internationale de sécurité sociale, toute entreprise investissant 1 euro dans la prévention de la santé au travail en tire un bénéfice de 2,2 euros.

Investir dans la santé au travail est donc un levier de performance pour l’entreprise. C’est un peu une évidence : investir dans la qualité de vie au travail, c’est investir dans la motivation. Plus de motivation, c’est plus d’engagement. Plus d’engagement, c’est plus de performance pour l’entreprise.

Que peut faire une PME pour améliorer le bien-être chez elle ?

Les pistes à mener sont de deux ordres : curatives pour  faire baisser le mal-être au travail et  préventives pour augmenter la qualité de vie au travail.

Dans le premier cas, le premier conseil est de rapidement mettre en place des plans d’action, en impliquant les salariés. Il faut des mesures de nature organisationnelles, techniques et humaines. Par exemple, dans une atmosphère trop bruyante, vous pouvez mettre en place des roulements d’équipes, baisser les sonneries de téléphone, dispenser des formations.

Dans le second cas, il faut garder à l’esprit que vous pouvez avoir un discours sur la qualité de vie au travail quand la situation n’est pas problématique. L’essentiel du travail est dévolu au management. C’est une attention de tous les instants. Le manager doit être à l’écoute de son équipe. Il doit rechercher en permanence les signaux faibles et régler les problèmes à la source.

Toutes les entreprises devraient prendre en compte la qualité de vie au travail. C’est en effet obligatoire ! La loi vous impose, en tant que chef d’entreprise, de faire en sorte que vos salariés quittent le travail dans le même état de santé qu’à leur arrivée. En ne mettant pas en place des mesures pour mesurer et améliorer la qualité de vie au travail, vous pouvez être attaqué, pénalement et civilement.

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